11/10/2006

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Jérusalem superstar
Par Ambre Grayman pour Guysen Israël News
Mardi 10 octobre 2006 à 19:15
Ils sont venus de loin, ou de la banlieue d’à côté, pour lui rendre hommage. Équipés de sacs à dos, poussant des landaus, et armés de bouteilles d’eaux, ils veulent l’a parcourir de long en large.
Juifs et non juifs, laïcs et orthodoxes ils sont tous là.
Par milliers ils ont répondu présents à ce rendez-vous, vieux de plusieurs millénaires, que leurs âmes n’ont apparemment pas oublié.

Voici deux milles ans en effet, le peuple d’Israël avait le devoir de 'monter' à Jérusalem pour apporter ses offrandes au Temple de Jérusalem. Les rues de la ville sainte s’emplissaient d’une extraordinaire cacophonie et son activité décuplait. Hommes femmes et enfants se pressaient vers la ville d’or pour unir leurs prières. Les nations, particulièrement associées à cet évènement, envoyaient leurs émissaires qui affluaient les bras chargés d’offrandes.

Par un extraordinaire miracle historique, voici que le scénario se reproduit chaque année depuis la création de l’État juif moderne.

Si les costumes et les coutumes ont quelque peu changé, si la splendeur du Temple s’est éteinte, et si la topographie des rues s’est quelque peu modifiée, l’amour qu’éprouve le peuple juif et les nations pour Jérusalem n’a pas pris une ride.

70 000 personnes assistaient lundi 9 octobre à l’ancestrale 'birkat Cohanim' (bénédictions des Cohen) et 100 000 parcouraient les rues de la capitale le lendemain à l’occasion de la Marche de Jérusalem.

Les motivations sont diverses et variées à l’image de la fête de Soukot qui met à l’honneur les différents types de personnalités qui compose le 'Loulav'…

"Nous venons de Rehovot avec nos enfants pour qu’ils connaissent Jérusalem" explique Ornit. "Ce déplacement est éducatif et nous en profitons pour participer aux nombreuses activités organisées par la mairie".

"La tradition doit être respectée et en venant à Jérusalem nous nous conformons à une coutume vielle de plusieurs millénaires" indique quand à lui Moshé qui a fait le voyage depuis Beer-Shéva.

"Des générations entières ont prié pour que le peuple juif soit à nouveau réuni à Jérusalem, et ne pas venir au moins une fois par an dans cette ville historique reviendrait à les trahir " confie Mihal.

"Nous avons profité de ces quelques jours de vacance pour visiter de la famille à Jérusalem" explique Ben. C’est un vrai dépaysement lorsque l’on vient de Tel-Aviv !".

Si certains se trouvaient donc là par hasard, leurs yeux ne brillaient pas moins lorsque la principale artère de Jérusalem s’est emplie de milliers de participants à la Marche de Jérusalem.
Policiers, volontaires, agents de la fonction publique, grandes sociétés privées et militaires ont fièrement défilé dans la rue Yaffo suivis par d’innombrables délégations de chrétiens amis d’Israël vêtus de leurs costumes traditionnels, et portant des étendards sur lesquels on pouvait lire de véritables déclarations d’amour pour Israël et le peuple juif en général.
'On vous aime', 'Vous n’êtes pas seul', 'nous prions pour la paix à Jérusalem', 'nous sommes à vos côtés !' clamaient les pancartes brandies par des Hollandais, des Anglais, des Américains, des Japonais, des Angolais, des Allemands, bref par la terre entière…

5 000 de ces chrétiens évangéliques, défenseurs d’Israël à travers le monde, avaient fait le voyage à Jérusalem pour cet événement qui coïncide chaque année avec la fête des Tabernacles. Ce 27e rassemblement annuel, sponsorisé par l’ambassade chrétienne internationale à Jérusalem, devrait rapporter 15 millions de dollars aux caisses de l’état selon les estimations du ministère du Tourisme qui a déclaré que cet événement était le plus important de l’année pour l’industrie touristique.
Distribuant confiseries et drapeaux, ils serraient les mains d’Israéliens ébahis devant cet étalage d’affection et qui se demandaient s’ils ne rêvaient pas.
"Soukot est l’une des seules fêtes au cours de laquelle nous récitons le 'hallel' (louange au créateur récitée lors des fêtes juives) complet" indique le Rav Arieh Levy. "On doit cette exception au fait que Soukot n’a été entachée par aucune guerre menée avec les peuples non-juifs aux temps bibliques. En hommage à cette unité avec les nations du monde, nos sages nous ont autorisés à lire la prière, très particulière, du Hallel en entier".

Alors que l’espace d’un court moment, les nations vibraient à l’unisson avec le peuple juif, Jérusalem, cœur vivant d’Israël, a vécu un état de grâce. Le même que celui auxquels les sages d’antan voulaient probablement faire allusion en instaurant l’obligation de réciter la prière du Hallel dans son intégralité…

SOURCE :http://www.guysen.com

 

12:11 Écrit par la vraie sioniste dans judaisme thora | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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