07/10/2006

les palestiriens ne veulent pas d'israel

Samedi 07 Octobre 2006

PROCHE-ORIENT

Haniyeh refuse toujours
de reconnaître Israël


NOUVELOBS.COM | 06.10.06 | 19:08

S'adressant à une foule venue le soutenir, le Premier ministre palestinien s'est toutefois dit prêt à une "trêve" en échange d'un Etat indépendant.

 Ismaïl Haniyeh (AP)
Ismaïl Haniyeh (AP)
 
L e Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas, a affirmé une nouvelle foi vendredi 6 octobre que son mouvement ne reconnaîtrait pas Israël, tout en se disant prêt à accepter une "trêve" avec l'Etat juif en échange d'un Etat palestinien indépendant sur les territoires occupés depuis 1967.
Auparavant, Ismaïl Haniyeh avait été victime d'un bref malaise alors qu'il prononçait un discours lors d'un rassemblement en plein air à Gaza.
Le chef du gouvernement du Hamas a bredouillé quelques mots, puis s'est interrompu au milieu d'une phrase et s'est effondré sur des collaborateurs qui se trouvaient à côté de lui.
Haniyeh, 46 ans, qui jeûne en journée en raison du Ramadan, a été placé sur une chaise pendant que des conseillers s'occupaient de lui.
Après quelques minutes, le Premier ministre a pu reprendre son discours, prononcé par une chaude journée d'automne. "Nos corps peuvent être fatigués, mais notre âme ne le sera pas, et cela n'entamera pas notre détermination", a-t-il dit après ce léger malaise.

"Milice noire"

La dispute entre le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas pour le contrôle des Territoires menace de virer à la guerre civile avec la multiplication des affrontements armés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza entre partisans du mouvement islamiste et du parti modéré du chef de l'Autorité palestinienne.
Dans la poudrière de Gaza, où l'ordre cède un plus chaque jour du terrain au chaos, le Hamas renforce peu à peu ses positions. La milice du mouvement islamiste, qui assure vouloir devenir la "force exécutive" du gouvernement mis en place en mars par le Hamas, est présentée par ses adversaires comme des mercenaires d'une "milice noire" du mouvement intégriste palestinien, hostile à toute tractation avec Israël.
Cette milice a prospéré contre la volonté du président modéré Mahmoud Abbas.
L'armée officieuse du Hamas est passée en cinq mois de 3.000 à 5.600 hommes, un essor auquel Abbas a tenté de répondre en étoffant de 2.500 à 4.000 hommes sa propre garde présidentielle.

12 morts

La polarisation croissante des forces en présence dans le chaudron de Gaza a débouché le week-end dernier sur des affrontements sanglants qui ont fait 12 morts.
"Notre problème, c'est que nous avons une Autorité bicéphale. Tant que les deux camps ne s'entendront pas, ce qui est arrivé dimanche ne cessera de se répéter", se lamente Samir Ali, un chauffeur de taxi père de quatre enfants.
Les Etats-Unis, qui mènent la campagne de boycottage du gouvernement du Hamas, ont prévu de débloquer 20 millions de dollars pour doter Abbas d'un total de 6.000 gardes.
Le successeur de Yasser Arafat, dont le Fatah a été largement battu aux élections législatives de janvier, n'exclut plus de dissoudre le gouvernement du Hamas pour sortir de l'impasse.
Une telle hypothèse est toutefois grosse de risques, les experts militaires estimant que la puissance de feu des islamistes du Hamas est d'ores et déjà supérieure à celle des nationalistes fidèles à Abbas.
Des responsables militaires du Fatah, mouvement qui avait la haute main sur les forces de sécurité palestiniennes jusqu'à la victoire électorale du Hamas, ont été récemment assassinés.
D'autres se sont mis à l'abri en Cisjordanie ou en Egypte.
Pour Zakaria al Kak, analyste à l'université d'Al Qods, la présidence de l'Autorité autonome est "affaiblie" et "personne n'est plus en mesure de maîtriser la situation".

Trafic d'armes

Selon des responsables israéliens et palestiniens, le Hamas finance son armée privée grâce à un trafic d'armes et de devises transitant par la frontière entre Gaza et l'Egypte.
Ce flux contourne le blocus occidental qui a empêché le gouvernement du Hamas de payer l'intégralité des salaires des milliers de fonctionnaires de l'Autorité palestinienne depuis neuf mois.
Pour recruter ce qu'il présente comme une simple force de maintien de l'ordre, le Hamas a d'abord puisé dans les rangs de sa branche armée, les Brigades Ezzedine Kassam.
Responsable d'une soixantaine d'attentats suicide anti-israéliens entre septembre 2000 et août 2004, le groupe Kassam observe depuis une trêve de facto.
D'autres activistes armés en rupture de ban avec le Fatah, jugé trop modéré, l'ont rejoint. Sept cents hommes des Comités de résistance populaire, "spécialisés" dans les tirs de roquettes sur le sol israélien, se sont ainsi intégrés à la "milice noire".
En dépit de ce surnom, les miliciens de la force patrouillent dans la bande de Gaza en uniformes bleus de la police. Ils ont souvent à bord de véhicules civils et armés de lance-roquettes de fabrication locale.
De source proche du Hamas, on reconnaît que certains d'entre eux jouent les policiers le jour et les lanceurs de roquettes contre Israël la nuit.
Cette armée parallèle est officiellement placée sous les ordres du ministre de l'Intérieur Saïd Seyam, mais sa véritable chaîne commandement reste obscure.
(avec Reuters et AP)

source :  site du nouvel obs

10:00 Écrit par la vraie sioniste dans lutte contre le terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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