12/09/2006

le monde veut-il la paix

 
 
LE MONDE VEUT-IL LA PAIX ?
Par Sydney Touati pour Guysen Israël News
Lundi 11 septembre 2006 à 22:59
 
Le déclenchement d’un conflit armé représente toujours un moment paroxystique et provoque une tension extrême de toutes les forces des protagonistes. Lorsque l’on décide de mettre en jeu la vie et la mort des soldats mais également celles de toute une population, c’est que la situation est devenue intolérable et insupportable. Qu’il n’est plus possible de se projeter dans le futur avec les données du présent. La guerre se présente ainsi comme l’ultime réponse à une situation de crise totalement bloquée.

La grande illusion.
Le conflit libanais que nous venons de vivre, a-t-il répondu aux attentes du peuple israélien ?
Le déclenchement de ce dernier épisode guerrier a-t-il permis de dénouer l’écheveau embrouillé qui tel un noeud coulant menace à intervalles réguliers d’étrangler Israël ?
A-t-il ouvert la porte d’un avenir plus serein vers lequel nous pouvons aller ?

La lecture des réactions des uns et des autres nous conduit à répondre à cette question par la négative.
Il est manifeste que ce conflit n’a rien réglé. Les questions que l’on se posait antérieurement sont toujours là.
On pourrait comparer le drame que nous vivons à un acte chirurgical. L’action de Tsahal, c’est le coup de bistouri qui ouvre tout grand la plaie. Cette intervention, il fallait la faire, tous en sont convaincus. Mais les chirurgiens, penchés sur cette blessure aujourd’hui béante, hésitent brutalement et sur le diagnostic et sur l’acte ; par ailleurs, les nouveaux praticiens appelés en renfort ordonnent aux opérateurs initiaux de quitter la table des opérations. Que vont-ils faire ?

L’ONU et les forces internationales proposent de recoudre la plaie sans toucher à rien. De laisser les choses en l’état. De faire simplement de la chirurgie plastique pour masquer les cicatrices. On bricole, on donne dans le provisoire. On maintient. On recoud le malade car on sait que l’on ne peut rien pour lui. On replâtre pour masquer, non pour réparer.

En adoptant cette position, on replace ipso facto les protagonistes dans la situation antérieure, celle qui a précisément provoqué le conflit.
Que feront dès lors les adversaires ? Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, on peut augurer qu’il se prépare une nouvelle bataille, plus redoutable que les précédentes.

Une occasion manquée.
J’ai le sentiment amer que pour une fois, l’ONU et les forces internationales pouvaient réellement œuvrer pour l’instauration d’une paix durable dans la région. Lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït, l’ONU s’est engagée au côté des Etats-Unis et non contre eux. Il fallait agir de même lors du conflit libanais.
Le Liban est occupé et humilié par des milices terroristes qui de surcroît menacent et agressent Israël et déstabilisent d’autres pays de la région.
La solution était simple, limpide, écrite noir sur blanc : en tout premier lieu, au plan strictement militaire, désarmer le Hezbollah., avec l’aide d’Israël qui agit dans le sens du respect du droit international. Intervenir pour le Liban, c’est nécessairement intervenir au côté d’Israël, non contre lui. Pour une fois, la force et le droit auraient été, sans discussion possible, dans le même camp. La justice aurait triomphé et la paix établie dans le sillon ainsi tracé.

En outre, l’ONU et les puissances intervenantes se devaient, au plan diplomatique, de rappeler fermement la Syrie à l’ordre et mettre sérieusement l’Iran face à ses responsabilités.
Au lieu de cette attitude lucide et courageuse, l’ONU, au mépris de toutes les règles, a traité une organisation terroriste sur le même plan qu’Israël, un Etat agressé, renvoyant les deux protagonistes dos à dos !
Résultat catastrophique : Israël quitte le Liban mais pas le Hezbollah qui pour le coup, légitime son occupation forcée, pérennisant sa présence dans le Sud Liban avec la bénédiction des journalistes et des médias qui donnent le sentiment qu’Israël a fait la guerre contre le Liban, validant en boucle la fable d’un Hezbollah devenu, par un tour de passe-passe, l’allié (et non le bourreau) de ce malheureux pays des cèdres !

Jamais, nous n’avions été aussi près de la paix. Jamais la chance réelle de régler définitivement ce conflit n’a été à ce point gâchée. Mais jamais, la réalité de ces fausses mesures n’a été aussi évidente.

L’aveuglement endémique des puissances qui agissent avec l’ONU apparaît ainsi comme l’une des causes majeures de cette interminable guerre.
La volonté d’aboutir à la paix existe-t-elle vraiment ?
Est-ce que l’on n’entretient pas plus ou moins volontairement ce foyer de tensions ?
Ces demi-mesures, ces trêves répétées, ce statu quo que jusqu’à la nausée on nous impose, nous incitent à rechercher chez Orwell la réponse à cette situation absurde : le monde a besoin de la guerre et c’est Israël (et les peuples impliqués dans cette galère) qui paie le prix de cette immense tartufferie planétaire.
Mais attention ! Cette fois, le monde joue avec le feu. Le grand. Le vrai.
http://www.guysen.com
publié par la vraie sioniste publié dans : lutte contre le terrorisme

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