08/09/2006

danger

Israël : après le cessez-le-feu, ce sera de nouveau la guerre
Editorial de la semaine du 09/09/2006
 
Par Guy Senbel pour Guysen Israël News
 
Vendredi 8 septembre 2006 à 02:20
 
 
Cette semaine se termine par la levée du blocus aérien imposé par Israël au Liban. Le blocus maritime sera levé d’après les déclarations du Premier ministre Ehoud Olmert samedi ou dimanche.
De nombreux analystes géostratégiques pensent que ceci constitue une énième erreur commise par le gouvernement israélien dans sa lutte contre le Hezbollah.

 
A l’évidence, l'Etat d'Israël désire se retirer très rapidement du Liban, délégant à la FINUL renforcée, la force intérimaire des Nations unies, le soin de surveiller et d’empêcher, avec l'armée libanaise, le réarmement du Hezbollah.
Sur ce point, nous pensons qu’Israël a raison et que la FINUL n’aura finalement dans un avenir immédiat pas trop de mal à accomplir sa mission.
Cependant, notre optimisme n’est qu’apparent.
A l’instar du Hezbollah, le président Mahmoud Ahmadinejad, ce meneur de jeu, continue de déployer sa stratégie sur le terrain d'opérations au sud du Liban.

Rappelons que les terroristes du Hezbollah menaient une attaque contre Tsahal, puis disparaissaient immédiatement après l’avoir accomplie, sans attendre ni chercher à résister à une éventuelle contre-attaque israélienne.

A l’échelle régionale, le Hezbollah procède de la même façon.
Pendant que l’''ennemi sioniste'' et les observateurs ‘’neutres’’ focalisent leur l’attention sur des échanges de feu et surveillent toute tentative de réarmement des forces de cette milice, l’essentiel de cette dernière se concentre désormais '‘autre part’’.

Les forces d’apparat du Hezbollah restées sur place respectent scrupuleusement le cessez-le-feu.
Tout semble donc aller pour le mieux.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Quand la communauté internationale s’accorde à penser que le réarmement du Hezbollah n’a pas lieu au Liban, c’est en Syrie que ce dernier s’effectue.

La défaite apparente de Tsahal au Liban sud a eu pour effet de regonfler les espoirs de reconquête des dictateurs locaux. Ou au moins de l’un d’entre eux : le président syrien Bashar el Assad.
Tout va donc se passer dorénavant à Damas. Dans l’esprit du dirigeant syrien, la récupération du Golan redevient possible, avec l’appui du frère iranien, même par la force. Une de ses déclarations peu après le cessez-le-feu l’énonçait très clairement.

Le président syrien a-t-il conscience d’être manipulé par ce faux-frère persan ? L’avenir nous le dira.
En attendant, l'Etat d'Israël devra repenser sa stratégie de défense très rapidement : le président Ahmadinejad ayant besoin d’encore un peu de temps pour finaliser sa ‘’bombe’’, il fera tout pour entraîner le coquelet syrien dans une dérive guerrière.
Le calme actuel n’est qu’illusion. Il faut s’attendre à une reprise des hostilités déclenchée cette fois par les Syriens.

L'Etat d'Israël est fort et sa population, à l’inverse de ses gouvernants actuels, est désormais consciente que des jours sombres se profilent à l'horizon.
Le président Ahmadinejad a quand même commis une erreur. Il a réveillé trop tôt la population israélienne qui s’était assoupie, bercée par des illusions. Mais comme elle l’a prouvé par le passé, cette population saura s’adapter à cette nouvelle situation et trouvera les ressources pour arrêter ses ennemis
 

13:31 Écrit par la vraie sioniste dans lutte contre le terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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